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Établie sous le Royaume de Xwéda, la ville de Ouidah (connue autrefois sous le nom de Gléhué) est devenue célèbre à l'époque du commerce des esclaves.
Aujourd'hui, cette ville historique tranquille offre aux visiteurs une vue exceptionnelle des vestiges du commerce négrier tout en mettant en valeur sa position du haut lieu du Vaudou.
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La route des esclaves |
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La distance de 4 km entre le Musée d'Histoire de Ouidah et la plage constitue probablement la route originale qu'empruntaient des milliers d'esclaves avant d'être embarqués dans les bateaux qui les emmenaient vers le Nouveau Monde.
Le long de la route se trouvent de larges statues en béton représentant des symboles vaudou.
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Parmi les arrêts le plus importants le long de la route on trouvera La Place aux Enchères, l'endroit où les marchands, venant des puissances européennes de l'époque, selectionnaient et achetaient les esclaves destinés à la revente au Nouveau Monde. Les enchères avaient lieu sur la place de Chacha devant la maisson de Francisco de Souza. Les esclaves étaient marqués au fer, en fonction de l'empreinte de l'acheteur, sous l'Arbre de l'Oubli . Le nom de l'endroit, pourtant, vient du rituel au cours duquel les esclaves tournaient autour de l'arbre afin d'oublier leur patrie. Les hommes tournaient autour de l'arbre 9 fois, les femmes – 7 fois.
Le roi du Dahomey, Agadja, a planté l'Arbre du Retour sur la grande place de Zoungbodji, marquant ainsi le point des derniers adieux. En tournant trois fois autour de l'arbre les esclaves pouvaient être sûrs que, après la mort, leurs esprits seraient de retour dans le pays natal.
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La Case Zomaï était une baraque obscure et exiguë où l'on gardait les esclaves avant leur départ, le sens du mot zomaï étant « là où la lumière n'entre point ». C'est là que les esclaves étaient censés s'habituer aux conditions qu'ils allaient affronter sur les bateaux négriers.
Aussi connu sous le nom du Mur des Lamentations, le Mémorial du Souvenir a six mètres de haut et les images qu'il présente racontent l'histoire de l'esclavage au Bénin. Le mur a été érigé à l'endroit d'une fosse commune où l'on enterrait les esclaves morts avant de quitter l'Afrique.
Zougnbodji était le premier poste de douane où l'on contrôlait l'acheminement des esclaves ; c'était là aussi où les esclaves voyaient le sol africain pour la dernière fois.
À partir de la plage de Ouidah , les esclaves étaient embarqués sur les canots et, ensuite, sur les larges vaisseaux négrier. Sur la plage se dresse un monument remarquable, érigé par l'UNESCO à la mémoire des Africains ayant quitté leur patrie à partir de cet endroit, connu sous le nom de la Porte du Non Retour . |
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Temple des pythons |
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Le dieu-serpent Dangbé était révéré dans la zone de Ouidah depuis des siècles. Or ses « ancêtres », d'authentiques pythons, sont toujours protégés et honorés dans le Temple des Pythons.
Le temple, qui accueille des dizaines de pythons sacrés, est maintenu par des prêtres de Dangbé.
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Le billet d'entrée est de 1 000 F CFA, mais une petite donation supplémentaire donne au visiteur le droit de se faire photographier avec un python autour du cou. Le temple (situé en face de la Basilique de Ouidah) est ouvert tous les jours.
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Forêts sacrée de Kpassé |
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La forêt est dominée par de vieux arbres énormes, accompagnés de sculptures en bois représentant des déités vaudou.
Selon la légende, un fameux iroko pousse à l'endroit où le roi Kpassè, fondateur de Ouidah, se transforma en arbre pour echapper à ses ennemis.
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Musée d’Histoire de Ouidah |
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Le Musée d'Histoire de Ouidah possède un grand nombre d'objets et d'illustrations d'importance historique et culturelle qui, recueillis ensemble, permettent au visiteur de comprendre le passé de la région.
Les collections du musée sont assemblées selon les six thèmes principaux : Le Fort Portugais (le siège-même du musée), Le Royaume de Xwéda, Le Royaume du Dahomey, La Traite des Esclaves, Le Vaudou et Les Liens Culturels entre le Bénin et le Nouveau Monde. |
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Le musée est situé dans l'enceinte du Fort Portugais à Ouidah. À l'origine, c'était là où les Portugais faisaient du commerce des esclaves, et tout au long de son histoire jusqu'au moment où il fut pris par le royaume du Dahomey, le fort servait de site diplomatique portugais dans la zone. Après qu'il soit devenu, en 1961, la propriété du Dahomey, le gouvernement a commencé sa restauration et, en 1967, le fort est devenu le Musée d'Histoire de Ouidah.
Le fort couvre la surface d'un hectare environ et entre ses murs se trouvent une résidence des représentants officiels du Portugal, une chapelle, un garnison et des casernes. Les collections du musée sont abritées, pour la plupart, dans la résidence et les expositions temporaires dans la chapelle.
Le musée accueille d'importantes collections accumulées à la suite de plusieurs fouilles archéologiques de la zone de Savi et de Ouidah.
BP 33 Ouidah
République du Bénin
(229) 21-34-10-21
Les heures d'ouverture
du Lundi au Vendredi : 8h00 – 12h00 et 15h00 – 18h00
Samedi et Dimanche : 9h00 – 18h00
Jours Feriés et Fêtes Nationales : 9h00 – 18h00
Prix du ticket d'entrée
Visiteurs étrangers : 1 000 F CFA
Visiteurs nationaux : 500 F CFA |
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Fête du Vaudou |
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Tous les ans, le 10 Janvier, se tient, à Ouïdah, la fête du vodoun.
Issu de la culture yoruba, le culte vodoun, de l’ex-Danxomè (Dahomey en français), est à l’origine de tous les cultes vaudous qui se sont manifestés dans les îles des Antilles (Haïti par exemple) ou les pays d’Amérique Latine (comme le Brésil). Les cultes vaudous dérivent de l’animisme importé par les anciens esclaves d’origine africaine. Cet animisme s’est cristallisé autour de cette religion polythéiste probablement la plus évoluée, à l’époque, en Afrique. Ouïdah était, au XVIIIème et au début du XIXème siècle, un des ports principaux de la traite des noirs de l’Afrique de l’Ouest. |
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| Ouïdah, sous l’égide du président Soglo, qui a présidé aux destinées de la république du Bénin jusqu’en 1996, est devenu, avec l’île de Gorée, au Sénégal, l’un des principaux mémoriaux de l’esclavagisme européen sur le continent noir. Chaque année, devant le monument de « la porte du non retour », est célébré, face à l’Océan, un culte en l’honneur de Mamy Wata, la déesse de la mer. |
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